avril 2012 Maroc,roches,sables
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Étape 7 - vendredi 8 janvier 2010 | Iquique > Antofagasta
Certaines étapes peuvent représenter à elles seules plusieurs épisodes d’une course. Celle qui menait aujourd’hui à Antofagasta, avec ses 600 kilomètres de spéciale, offrait justement des
terrains variés, et a donné lieu à quelques rebondissements. Marc Coma et Cyril Despres, partis en tête de la course motos, ont dans un premier temps payé leurs hésitations dans un imposant
secteur de dunes. Le regroupement qui s’est alors opéré a bénéficié aux pilotes qui les suivaient. Aux points de passage intermédiaires, les deux doubles vainqueurs se sont ainsi retrouvés
distancés, laissant des opportunités à Ullevalseter (1er au CP1 et CP2), Frétigné (1er au CP4) et Lopez (1er au CP5 et CP6).
Pourtant, dans les 150 derniers kilomètres, les deux patrons de la discipline ont creusé l’écart sur le terrain, et récupéré les positions qui leur reviennent habituellement. Le match
franco-espagnol pouvait alors se jouer. A 20 kilomètres, Coma prend l’avantage, pour 10 secondes seulement. Mais sur le final, malgré la douleur imposée par un amortisseur fracassé sur un choc,
Cyril Despres rejoint l’arrivée avec le meilleur temps du jour. Il signe sa 22ème victoire d’étape sur le Dakar, et garde avant tout la main sur le classement général, avec 1h06 sur Coma, qu’il
avait identifié avec pertinence comme son principal rival. L’Espagnol, qui a aujourd’hui dépassé dans la hiérarchie Helder Rodrigues et « Chaleco », a accompli la partie la plus
accessible de la mission qu’il s’est fixé depuis ses problèmes de moteur et la pénalité qui lui a été infligée. Après la journée de repos, le duel continue.
La plus longue étape du rallye promettait aussi une explication dans la catégorie autos. Effectivement, la concurrence s’intensifie au sein de l’équipe Volkswagen, dont les trois pilotes qui
occupent le podium se ressentent comme autant de prétendants légitimes au titre. Entre Carlos Sainz, Nasser Al Attiyah et Mark Miller, une lutte mêlant psychologie et performance se dessine.
Aujourd’hui, le Qatari, nouveau venu dans le groupe, a laissé s’exprimer sa force de caractère autant que ses talents de pilote. Parti en quatrième position, le « merveilleux fou
roulant » a doublé Mark Miller, qui semblait vouloir faire de la résistance dans les dunes, puis Carlos Sainz. Avec la sixième victoire de spéciale de sa carrière, Al Attiyah se rapproche de
Sainz au classement général, à seulement 11’03’’.
Malgré leur position dominante, les Race Touareg ne sont pas pour autant complètement débarrassés de la menace de BMW. Tout d’abord, Stéphane Peterhansel, chargé d’ouvrir la piste, a une fois
encore montré qu’il était plein de ressources. Le Français a commencé par signer systématiquement les meilleurs temps aux points de chronométrage intermédiaires. Il a ensuite progressé avec
aisance vers l’arrivée, où il n’a été devancé que par Al Attiyah au classement du jour, peut-être à la défaveur d’une petite erreur de navigation. Puis plus tard, Guerlain Chicherit, qui avait
réussi à se faire oublier dans les derniers jours, est venu se positionner comme le premier poursuivant de Volkswagen. Dans le classement, il a en effet gagné suffisamment de temps pour dépasser
Krzysztof Holowczyc, puis Carlos Sousa (assisté de Mathieu Baumel, l’ancien copilote de Chicherit !). Pour le multiple champion du monde de ski extrême, le podium reste toutefois à 1h40.
En camions, Vladimir Chagin reste le maître du jeu et assoit même un peu plus sa position sur une étape propice à la réalisation d’écarts substantiels. Il prend en effet ses distances avec son
coéquipier Firdaus Kabirov, qui reste son premier rival à…1h03’. Surtout, le mano a mano dans lequel il est lancé avec Stéphane Peterhansel pour le record absolu de victoires d’étapes se
poursuit. Au soir de l’étape d’Antofagasta (acte II), il y a maintenant égalité entre le Français et le Russe : 53-53.
Étape 6 - jeudi 7 janvier 2010 | Antofagasta > Iquique
La performance et la technique de pilotage, oui. Mais en rallye raid, c’est aussi aux qualités de navigateur que l’on reconnaît les champions. S’il en fallait une illustration, Marc Coma en a
encore donné une aujourd’hui, entre Antofagasta et Iquique. La première partie spéciale proposait en la matière un test particulièrement délicat. « Chaleco » lui-même, ouvreur en tant
que vainqueur de la spéciale d’hier, s’y est fourvoyé en dépit de sa connaissance de la région. Après un choix erroné au km 23, Lopez a perdu de précieuses minutes, emmenant avec lui quelques
outsiders de choix comme David Frétigné, Alain Duclos, Paulo Goncalves ou Pal-Anders Ullevalseter. En revanche, le leader du classement général, Cyril Despres, ne s’est pas laissé influencer par
le pilote Aprilia. Bien lui en a pris, puisqu’il a poursuivi son sans-faute avec application : pertinent sur toutes ses interprétations du road-book, il a rejoint l’arrivée en respectant une
stratégie sobre, sans essayer de forcer son rythme.
Parti un peu plus loin derrière (9ème), le tenant du titre a lui aussi évité les pièges de « nav ». Coma a également pris l’option de hausser la cadence pour opérer une belle remontée
au classement général. La tactique s’avère bénéfique pour l’Espagnol, qui reprend pour commencer une dizaine de minutes sur Cyril Despres, et pointe maintenant à 1h06’. Cette 9ème victoire de
spéciale de sa carrière lui permet aussi de dépasser dans la hiérarchie de la course Jonah Street, Paulo Goncalves (abandon), Pal-Anders Ullevalseter et Alain Duclos. Il effectue un bond de
quatre places dans la journée. Mais celles qu’il lui reste sont naturellement les plus difficiles à conquérir.
Les subtilités à saisir sont évidemment les mêmes pour les copilotes des voitures que pour les motards qui les ont précédés. Là-aussi, c’est donc sur les 50 premiers kilomètres de la spéciale que
s’est faite la sélection. Mark Miller et Carlos Sainz ont été plus inspirés que leur coéquipier Nasser Al Attiyah sur cette portion de la course, et ont continué leur route sans connaître de
problèmes majeurs. Mais malgré le grand train mené par les Race Touareg, la sensation du jour est à mettre au crédit de Stéphane Peterhansel, qui a pris le départ en 14ème position. Sur son
chemin, le X3 numéro 301 a dépassé dix voitures avant de signer le meilleur temps du jour : 47’’ de moins que Carlos Sainz ! Si l’Espagnol garde la tête du classement général,
« Peter » se distingue par son panache et soigne son avance dans les statistiques. Il s’agit de sa 53ème victoire de spéciale.
Hormis Nasser Al Attiyah, qui concède quelques minutes à Sainz mais reste 2ème du classement général (à 15’24’’), la journée a également été contre-productive pour l’ex-premier poursuivant des
VW. Robby Gordon a non seulement perdu du terrain sur les hommes du podium provisoire, mais a également été dépassé au classement général par la Mitsubishi Lancer du Portugais Carlos Sousa (4ème
à 1h34’ de Sainz), et par le Polonais Krzysztof Holowczyc (5ème, 1h43’).
Vladimir Chagin ayant provisoirement fait le vide autour de son camion bleu, le Russe a peut-être décidé de s’attaquer directement à Stéphane Peterhansel. C’est en tout cas ce qu’il fait au
niveau comptable, puisqu’avec un cinquième succès de spéciale sur le Dakar 2010, il augmente son capital total à 52 victoires, soit à une unité de « Peter ». Aujourd’hui, c’est à
nouveau devant son coéquipier Firdaus Kabirov qu’il termine l’étape, avec la satisfaction supplémentaire de voir Ilgizar Mardeev, pilote du troisième Kamaz engagé, signer le troisième temps entre
Antofagasta et Iquique
BPJEPS et BEPECASER
Dominique
Bonjour,
Je cherche des infos sur les concordances entre les diplômes du BPJEPS et le BEPECASER (brevet d'enseignement professionnel d'éducation de la conduite automobile et de la sécurité routière).
Avez-vous la possibilité de me dire si je suis obligé de passer toutes les UC ou es-ce que je bénéficie d'UC par équivalence? Si non, où puis-je me renseigner?
Merci d'avance et bravo pour votre site qui est excellent.
Dominique.
MA REPONSE
Bonsoir, merci de votre visite sur le blog, de vos commentaires et de votre question pertinente
concernant votre demande, à ce jour ( et que je saches) il n y a pas d'équivalence entre le BEPECASER et le BPJEPS car l'un est dédié au sport automobile et émane du ministère de jeunesse et
sport et l'autre émane du ministère des transports
Qu il y ait des équivalences cela est possible mais par contre il n'y a pas de passerelles permettant d'avoir l'équivalence, à moins que cela soit récent , tout reste possible.
Concernant les UC ( unité capitalisable) il faut aller se renseigner auprès des organismes concernés et pour ma part j'en connais 2 :
http://www.autosportacademy.com/
http://www.cimpa-auto.com/telecharger.html
j'ai passé mes examens pour ma part dans le premier au Mans à autosport academy, et j'en garde un excellent souvenir pour le professionnalisme de ces moniteurs et la qualité de
l'enseignement , quand au second j'ai plusieurs amis qui y sont allés et cela est également très bien..ensuite c'est plus une affaire géographique qu'autre chose et il y a surement à ce jour
d'autres centres en france peut être que je ne connais pas...
Vous aurez surement une épreuve de validation des acquis de l'expérience pour mettre en avant vos points forts ou faibles sur les 10 UC concernées et ensuite au vu de vos résultats vous risquez
un allégement des heures selon les UCn voir peut être carrément une dispense de certaines UC ou toutes...je vous le souhaite.
Néanmoins la panoplie des UC est assez large et pour ma part, tout est important et on en apprends tout les jours et j'ai beaucoup appris avec cette formation que je recommande vraiment.
Il est clair que la démarche n'est pas simple surtout que vous pratiquez déjà la conduite automobile par votre métier, mais ce n'est pas encore la même chose.
sachez que il m'a été demandé de faire de la formation à des moniteurs auto école ( eh oui....) dans ma région, mais je ne l'ai pas fait puisque ma spécialité est le 4x4 et je laisse le soin à
mes collègues diplômés BPJEPS sur asphalte de le faire...donc il y a de la demande du coté des auto écoles à ce sujet....
Voyez donc auprès des 2 organismes cités ci dessus si vous trouvez réponse à vos questions et bon courage
amicalement
clg
et bonne année !
Étape 5 - mercredi 6 janvier 2010 | Copiapo> Antofagasta
Il se dit qu’en sport, la réussite se provoque. Sur l’étape d’Antofagasta, c’est un long travail de préparation, toute une vie de motard, qui a payé pour Francisco Lopez. L’année dernière, il
s’était imposé sur la première étape chilienne, menant à Valparaiso. Il était alors au guidon d’une KTM 690cc. Cette année, « Chaleco » a été recruté par Aprilia pour tenter l’aventure
de la 450cc. Au guidon de cette nouvelle machine, le Chilien n’a aucun mal à retrouver des sensations familières. C’est déjà sur une petite cylindrée, confiée par Honda, qu’il avait fait ses
débuts en rallye raid, remportant notamment le titre de champion du monde de la catégorie en 2006. S’il n’a découvert sa monture qu’au rallye des Pharaons, Lopez se montre maintenant parfaitement
à l’aise, d’autant que les pistes au programme du jour sont celles de son éducation motocycliste. Avec l’expérience acquise, il devra maintenant confirmer aussi qu’il peut prétendre à une place
de prestige sur le rallye… à condition qu’il le termine pour la première fois.
En tout cas, il s’avère que les perspectives de podium se précisent, pour Lopez comme pour d’autres, sachant que le chemin d’Antofagasta a tourné à l’hécatombe parmi les leaders. Dans un premier
temps, Marc Coma a endommagé sa roue arrière, puis a perdu plus d’une demi-heure avant de récupérer celle de l’Italien Luca Manca. Le geste, ultra-courtois mais difficilement compréhensible,
permet au tenant du titre de limiter les dégâts, mais il pointe tout de même à 1h16’55’’ de Despres, qui a passé la journée en compagnie de « Chaleco ». C’est aussi ce rythme que tenait
David Casteu, alors 2ème du classement général, jusqu’au km 395. Mais le pilote Sherco a lourdement chuté. L’étape s’est terminée sur le coup, avec une jambe cassée et un transfert en hélicoptère
vers le bivouac : il s’agit du premier abandon de Casteu en sept participations au Dakar.
Dans la course autos, un écrémage plutôt violent a été opéré par Volkswagen, qui termine l’étape avec une première victoire de Mark Miller sur le Dakar, un tiercé sur la spéciale, et un podium
provisoire totalement monopolisé par les Race Touareg, avec une marge rassurante sur tous les rivaux identifiés en début de rallye. Le pilote américain était passé plusieurs fois à côté de
victoires d’étapes, notamment en 2009, année où il a terminé le rallye en 2ème position. L’incongruité est réparée à Antofagasta, non pas au cœur des dunes qu’il affectionne, mais sur un parcours
roulant où il a su dominer son coéquipier Carlos Sainz (2ème à 2’10’’) et Nasser Al Attiyah (3ème à 4’27’’). Surtout, la Race Touareg prend les commandes du rallye avec 4’37’’ d’avance sur son
coéquipier qatari et 9’39’’ sur Miller. Au-delà, c’est morne plaine jusqu’à Robby Gordon, 4ème à 59’55’’ de Sainz.
Si le putsch des VW a aussi bien fonctionné, c’est avec un coup de pouce du destin, qui a quasiment éliminé Stéphane Peterhansel de la liste des prétendants à la victoire. La BMW X-3 s’était
positionnée comme la voiture à battre depuis sa victoire à Fiambala, avec une aisance encourageante. Mais au kilomètre 135 de la spéciale du jour, le favori est redevenu un lointain outsider,
suite à la casse de son axe de transmission. Le triple vainqueur s’est d’abord arrêté plus de 50 minutes. Plus loin, il s’est également retrouvé immobile pendant 25 minutes supplémentaires. Au
total, le retard de « Peter » accumulé sur l’étape atteint 2h14 par rapport à Miller, et 2h04’ sur Sainz au général. Le gouffre semble insurmontable.
En camions, Vladimir Chagin s’est tenu à l’abri des gros désagréments. C’est même pour lui la fin d’une série de 4 victoires d’étapes consécutives, à 19 secondes près. Le revers n’est pourtant
pas difficile à encaisser puisqu’il vient de son complice Firdaus Kabirov. De plus, cette nouvelle victoire d’un camion Kamaz provoquera peut-être une nouvelle occasion de trinquer entre amis au
bivouac, le tenant du titre signant aujourd’hui son 30ème succès en spéciale. Chagin reste leader du classement général avec d’avance sur Kabirov. Marcel Van Vliet, 3ème de la hiérarchie
provisoire, pointe à plus de trois heures du Tsar.
Étape 3 - lundi 4 janvier 2010 | La Rioja > Fiambala
L’expérience du rallye raid enseigne que les victoires se construisent sur la durée. Après avoir perdu plus de 40 minutes en deux jours, sur pénalité puis par la faute d’un moteur capricieux, le
tenant du titre entreprend une remontée dans le classement général. L’entrée au Chili et le premier contact avec l’Atacama ont servi de théâtre à Marc Coma pour un show totalement maîtrisé. Parti
en 9ème position, le Catalan signe le meilleur temps du jour, en ayant notamment dépassé sur son chemin Street, Manca et Duclos. Appliqué et efficace, peut enregistrer avec satisfaction les
chiffres de progression à l’arrivée : il distance Casteu (2ème) de 2’04’’, et reprend 3’14’’ à Despres (3ème), qui avait aujourd’hui la responsabilité d’ouvrir la piste. Au final,
l’opération du jour fait gagner 3 places au classement général à Coma, 6ème à 36’50’’ de Cyril Despres.
Derrière ce trio, les outsiders continuent de se montrer. Francisco « Chaleco » Lopez avait réussi l’exploit de s’imposer en 2009 pour la première arrivée au Chili. Au guidon d’une
Aprilia 450cc alignée sur le Dakar pour faire ses preuves, le régional de l’étape s’est tout de même hissé à la 4ème place du classement du jour, à 5’06’’ de Coma. Le Top 5 du classement général
reste inchangé avec Helder Rodrigues (3ème à 23’45’’ de Despres), Luca Manca (4ème, 29’51’’) et Alain Duclos (5ème, 38’20’’) qui confirment leur intention de se mêler à la bataille des chefs.
Nouveau pays, nouveaux terrains… le changement d’environnement permet à d’autres pilotes de s’exprimer. Robby Gordon, qui se sentait probablement trop à l’étroit sur les pistes argentines avec
son Hummer, a pu commencer à libérer l’énergie qu’il contenait depuis quelques jours. En plus de son talent et de sa rapidité, l’Américain semble aussi attirer la chance cette année. Après 163
kilomètres de sauts et de slaloms entre les herbes à chameaux, il signe le meilleur temps du jour, avec seulement une seconde d’avance sur Stéphane Peterhansel. Les grandes étendues doivent lui
rappeler la Mauritanie, où il avait remporté sa dernière spéciale en 2007, à Zouerat.
Le coup d’éclat de Gordon n’est pas encore de nature à bouleverser la lutte pour le titre, dans laquelle Stéphane Peterhansel est toujours le mieux placé. Toujours aussi à l’aise lorsqu’il s’agit
de « faire la trace », le pilote de pointe de BMW X-Raid a réalisé es meilleurs temps intermédiaire au CP 1, avec aux trousses Carlos Sainz et Nasser Al Attiyah ! S’il laisse les
honneurs du jour à l’Américain, « Peter », qui porte désormais seul les chances de victoire de son équipe depuis l’abandon de Roma, poursuit son travail de fourmi. Il a maintenant
7’36’’ d’avance sur Sainz, son premier poursuivant.
Chez les Kamaz, il ya des traditions qui se respectent. Par exemple, Vladimir Chagin tient à s’offrir la spéciale du 5 janvier, jour de son anniversaire. C’était déjà le cas l’année dernière,
mais aussi en 2006, année de son dernier sacre. Dans le clan russe, un verre de vodka sera bien mérité pour cette 4ème victoire consécutive. Le Tsar a maintenant 28 minutes d’avance sur son
premier poursuivant, qui est également son coéquipier Firdaus Kabirov.
Étape 2 - dimanche 3 janvier 2010 | Cordoba > La Rioja
La spéciale du jour revient à David Frétigné, qui signe sa huitième victoire sur le Dakar avec 43’’ d’avance sur David Casteu, toujours leader du classement général. En autos, Volkswagen se repositionne avec Nasser Al Attiyah, auteur du meilleur temps et nouveau leader du général. Quatre Race Touareg sont dans le Top 5 du jour. En camions, Vladimir Chagin signe un deuxième succès consécutif et compte maintenant 6’47’’ d’avance sur son premier poursuivant au général, Firdaus Kabirov.
Après David Casteu, c’est au tour de David Frétigné de confirmer le potentiel des cylindrées 450cc sur cette édition du Dakar. Au guidon de sa Yamaha, qu’il développe depuis l’année 2004 pour
tenter de la mener au titre suprême, le multiple champion de France d’enduro a remporté sur la route de La Rioja sa première victoire en Amérique du Sud. L’année dernière, Frétigné était allé
chercher la 3ème place du podium final sans faire évoluer son compteur de spéciales. D’ailleurs, il n’avait plus connu cet honneur depuis la dernière spéciale disputée sur le Dakar 2006, entre
Tambacounda et Dakar. Cette huitième victoire d’étape prend toutefois une signification particulière dans le contexte de concurrence entre petites et grosses cylindrées. La réglementation adoptée
pour rééquilibrer la puissance des machines pourrait en effet ouvrir des perspectives à Frétigné, mais aussi à David Casteu, qui signe le deuxième temps aujourd’hui, avec 43’’ de retard.
La situation n’avait dans un premier temps rien d’inquiétant pour Marc Coma, qui perd 1’08’’ sur Frétigné sur la piste, mais qui pointait toujours à 37’’ derrière Casteu au classement général...
provisoire ! Car une fois au bivouac, le tenant du titre a appris qu’une pénalité lui avait été infligée pour un excès de vitesse lors d’une traversée de village dans la spéciale de la
veille. La négligence lui coute 22 minutes, et le fait dégringoler à la 14ème place. Cyril Despres, 4ème aujourd’hui, concède quant à lui 2’50’’ sur le chrono de Frétigné, mais se retrouve
deuxième de la hiérarchie du rallye, à 2’10’’ de David Casteu, et avec 4 petites secondes d’avance sur le héros du jour. Si les 450cc se montrent globalement à leur aise en ce début de rallye,
celle de Frans Verhoeven, qui expérimente un modèle BMW fraîchement conçu, a en revanche connu de sérieux problèmes dès le début de la spéciale. Après avoir cassé sa boite de vitesse, le pilote
néerlandais, 8ème en 2009, a attendu son assistance avec l’espoir de repartir, mais a finalement été contraint à l’abandon.
En autos, le vent a également tourné, au profit des Volkswagen, qui remportent leur première spéciale du Dakar avec Nasser Al Attiyah. Le Qatari, qui avait déjà quatre spéciales à son actif dans
son ancienne vie, chez BMW X-Raid, poursuit son début de collection au volant d’un Race Touareg. Du côté de la firme allemande, le verdict du jour tourne surtout à un étalage de puissance. Si Al
Attiyah était annoncé comme la recrue à sensation de l’équipe, Volkswagen avait été plus discret sur le potentiel du Brésilien Mauricio Neves, s’est emparé de la troisième place du classement du
jour. Le vainqueur du rallye dos Sertoes a tout simplement été plus rapide que Carlos Sainz et Mark Miller, qui complètent un Top 5 à grosse dominante bleue.
La journée a été plus rude pour les rivaux de BMW, puisque Nani Roma, chargé d’ouvrir la piste sous la pluie, n’a pas mis beaucoup plus de deux kilomètres à partir en double tonneau dans un
ravin. L’incident s’avère sans gravité, mais coûte un bon quart d’heure à l’Espagnol, qui cède du coup la tête du classement général à Al Attiyah. Le clan X-Raid peut toutefois se réjouir du
numéro réalisé par Guerlain Chicherit. En dépit de nouveaux problèmes d’électronique qui lui ont occasionné des coupures moteur, il s’est intercalé dans le podium du jour, 2ème à 1’08’’ de son
ancien coéquipier, Nasser Al Attiyah.
Le bleu était également à l’honneur chez les camions, avec le capitaine historique de la firme Kamaz. Vladimir Chagin a signé un deuxième succès consécutif, et perd surtout, du moins pour le
moment, un rival de poids en Ales Loprais. Le pilotes du camion tchèque Tatra, sorti de piste au kilomètre 140 de la spéciale, a totalement endommagé toute la partie avant gauche. Sur cette seule
journée, l’addition va se compter en heures pour Loprais.
Étape 1 - samedi 2 janvier 2010 | Buenos Aires (Colon) > Cordoba
Bonsoir Fabien, merci de votre excellente question
MA REPONSE
pathfinder
Fabien
bonjour, pouvez vous me renseigner sur les différences entre la version européenne et la version tropicalisée du pathfinder? Est-il possible de faire homologuer en France une version tropicalisée et si oui comment?
merci par avance
Bonjour M. Le Galliard
Je viens de faire l'acquisition d'un terrano 2 mil.2002 (la version treck je pense). Mais malheureusement il me manque la banquette 6 et 7 places(mon
intérieur est en semi cuir et le tissu central du siège est noir piqué de rouge). Au vu de votre blog azalaï, vous avez l'air d'un expert dans le monde du 4*4 et plus particulièrementla marque
nissan, je me demande donc si vous avez peut des adresse de professionnel qui pourrait m'en procurer un ou même de particulier a qui ca ne sert pas.
Je voulais aussi vous demandé si c'est normale que mon terrano consomme au minimum du 11 l au cent en moyenne et si les boitier aditionel reduise
vraiment la consomation tous en augmentant la puissance à utilisation egale bien sur?
Merci d'avance pour le temps que vous allez me consacrer
Richard
MA REPONSE
Bonjour et merci de vos commentaires sur le blog. concernant votre terrano, il s'agit d'un excellent produit et la version trek etait tres belle et bien equipée . par contre pour trouver une banquette arrière de cette finition, c'est plus delicat, je vais regarder autour de moi parmi mes connaissances si je n'en ai pas qui traine...par contre peut etre pas de la meme finition ( mais cela vous pouvez ensuite aupres d'un sellier refaire le tissu..)
la consommation de voitre terrano est tout à fait dans les tolerances habituelles, et le fait d'y rajouter la puce electronique va effectivement en general vous faire baisser de environ 1/2 litre...mais cela dependra aussi de votre façon de conduire et de l'environnement dans lequel vous evoluez et de la qualité du carburant utilisé...
souvent quand on installe un boitier electronique, on "aime" tellement que on conduit un peu "plus fort" et on consomme autant...mais il faut se dire que le "couple moteur" arrivant plus tot et au bon regime, il faut donc apprendre à utiliser la nouvelle gestion moteur intelligemment afin d'optimiser les performances ..et cela s'apprend.
je vous regarde pour la banquette et je vous tiens au courant
amicalement
clg
L'azalaï en langue tamasheq est la caravane de dromadaires menée deux fois par an par les Touareg qui pratiquent le transport et le commerce au travers du désert du Sahara sur près de 1 000 km du sel gemme extrait des mines
de Taoudeni du nord du Mali en le vendant à
Tombouctou ou des concrétions salines de Bilma au Niger vendu au sud à Agadez.
The Azalai (var. Azalay) is a semi annual salt caravan route practiced by Tuareg traders in the Sahara desert, or the act of traveling with a caravan along that route.
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